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Gestion des résidus
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La matière première qui entre dans la fabrication du papier journal produit par Papier Masson est constituée à 100% de copeaux récupérés Les copeaux de bois utilisés pour la fabrication de notre papier proviennent donc des rejets des scieries de bois d’œuvre qui était dans le passé enfouis. Chez Papier Masson, le recyclage et la valorisation font partie intégrante de nos opérations quotidiennes. En plus d’utiliser des résidus de scieries comme matière première, nous travaillons à mettre en valeur nos propres résidus en réalisant un tri pour que ceux-ci deviennent des matières premières pour d’autres entreprises.

Ainsi, Papier Masson récupère ou valorise plus de 98% de ses résidus ce qui est nettement supérieur à la moyenne de plusieurs autres secteurs d’activité (figure 4).

La plus grande portion, soit 80% de tous nos résidus, est constituée par les biosolides (boues de traitement des eaux usées). Ces résidus sont entièrement valorisés soit en compost (40 à 50%) ou directement épandus aux champs comme fertilisants agricoles (50 à 60%).

 

 


Source: Ministère de l’Environnement du Québec et Recycle-Québec mars 2001

Figure 4

     
     
     

Valorisation agricole des boues5

Que recycle-t-on au juste?

La fabrication de la pâte et du papier nécessite de bonnes quantités d’eau. Généralement puisée dans une rivière située à proximité de l’usine, cette eau est nettoyée avant d’être retournée en milieu naturel. Depuis la mise en place, au milieu des années 90, de nouveaux systèmes de traitement, plus de 98 % des solides en suspension (souvent des petites fibres de bois) et de la matière organique dissoute dans l’eau sont ainsi récupérés. C’est ce produit, appelé biosolide ou matière résiduelle fertilisante, que les papetières offrent aux agriculteurs.

Que faisait-on de ces matières fertilisantes
dans le passé ?

Traditionnellement, une grande portion des solides issus de ce traitement des eaux était enfouie dans des sites prévus à cet effet ; le restant était incinéré. Une importante quantité de matière organique pourtant utile et recyclable était ainsi perdue à tout jamais.

Pourquoi vouloir recycler cette matière organique ?

Le désir de contribuer au développement durable incite entreprises et gouvernements à mettre en place des mesures de réduction, réutilisation et recyclage des matières résiduelles. Le recyclage des matières fertilisantes provenant des usines de pâtes et papiers nous prouve que tous peuvent en bénéficier.

L’agriculteur profite d’un apport appréciable et peu coûteux de matières organiques pour ses terres. Ces matières fertilisantes retiennent les nutriments et l’eau du sol, fournissent un apportintéressant d’azote, de phosphore et de potasse, stimulent l’activité des micro-organismes déjà présents dans le sol et augmentent l’efficacité des engrais minéraux. Les sols faisant l’objet de valorisation par les biosolides issus des usines de pâtes et papiers sont mieux structurés, ce qui réduit les risques de compaction et d’érosion tout en facilitant le développement des racines des végétaux.

L’entreprise est également gagnante puisqu’elle améliore son bilan environnemental en retournant à la terre des produits organiques tirés de la forêt. Cette pratique l’aide également à contrôler les coûts liés à l’enfouissement.

La collectivité tire aussi avantage d’une réduction du recours à l’enfouissement et à l’utilisation d’engrais minéraux. L’emploi des biosolides des usines de pâtes et papiers assure une meilleure protection des nappes d’eau souterraines en permettant une amélioration significative de la capacité des sols à retenir les fertilisants. En se substituant à une portion des engrais minéraux, cette valorisation permet en outre l’utilisation d’un produit québécois.

Ces matières sont-elles dangereuses ?

Les critères environnementaux québécois figurent parmi les plus sévères au monde. Ils ont été élaborés de manière à éviter la contamination des sols, des eaux souterraines et des cultures. Les biosolides des fabriques de pâtes et papiers satisfont amplement ces critères et se comparent avantageusement à d’autres matières utilisées depuis toujours. Tout projet d’épandage de biosolides nécessite l’obtention d’un certificat d’autorisation émis par le ministère de l’Environnement. Pour chacun des sites valorisés, le Ministère exige une lettre de conformité aux règlements municipaux, les plans et devis des travaux à exécuter ainsi que les résultats d’analyses démontrant les qualités environnementales des matières fertilisantes. De plus, l’entreposage et l’épandage de ces dernières doivent être réalisés en conformité avec les prescriptions d’un agronome.

La pratique québécoise de valorisation des biosolides s’appuie sur l’expérience acquise depuis plus de 20 ans au Québec, en Ontario, aux États-Unis et un peu partout dans le monde. L’intérêt qu’ont les papetières à établir des relations saines et durables avec le milieu agricole, ajouté aux critères exigeants établis par le ministère de l’Environnement, assure une agriculture durable pour les producteurs agricoles et les communautés qui les entourent.

 

 



Cette pratique génère-t-elle des odeurs ?

Les engrais organiques, tel le fumier, produisent des odeurs que nous connaissons depuis longtemps. Les biosolides dégagent aussi des odeurs lors de leur manipulation. Ces dernières nous sont cependant moins familières. Une bonne gestion des périodes d’épandage permet d’éviter les désagréments.

Conclusion

La valorisation des biosolides permet une meilleure conservation des sols, de l’eau souterraine et améliore les rendements agricoles. Cette pratique s’inscrit dans le Plan d’action québécois sur la gestion des matières résiduelles du Ministère de l’Environnement du Québec qui favorise la valorisation à l’enfouissement

Pour plus d’informations sur l’utilisation des biosolides, consulter le site du Ministère de l’Environnement du Québec au www.menv.gouv.qc.ca/matieres/mat_res/
fertilisantes/faq.htm
ou le site du Conseil des industries forestières du Québec au www.cifq.qc.ca


5 Tiré du dépliant, De l’arbre aux champs, produit par le Conseil des industries forestières du Québec



     

 

 

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